Kasaï Central-EPST : « La Secrétaire Générale de l’EPST n’a qu’à lire la loi», réaction du Vice-Gouverneur Martin Makita.

72 heures après la publication sur les réseaux sociaux de la lettre de la Secrétaire à l’enseignement primaire secondaire et technique (EPST) demandant au Gouverneur du Kasaï Central d’annuler la perception des frais fixés dans l’article 9 de son récent arrêté, le vice-Gouverneur Martin Makita a réagis, renvoyant la SG à la lecture de la loi en la matière.

 

Pour le chef de l’exécutif provincial adjoint, l’article 32 de la loi repartit les pouvoirs entre les Gouvernements central et provincial partant de la dernière circulaire du Ministre national de l’Enseignement primaire, secondaire et technique EPST, en vue de répondre aux effets induits de la gratuité de l’enseignement de base au secteur public.

 

” Madame la SG de l’EPST n’a qu’à lire la loi. L’article 32 stipule ceci : la répartition des compétences entre le pouvoir central et la province s’effectue conformément aux dispositions des articles 203 et 204 de la constitution, a-t-il soutenu en indiquant que le Ministre national de l’EPST n’avait laissé que 100 bancs lors du lancement de l’opération ” pas une école sans banc”. Et de renchérir, que cette opération est lancée pour aider les parents et pour aider les écoles surtout du secteur public où les enfants étudient dans les conditions de précarité.

 

“Vu que nous sommes une Province post conflit dans laquelle nous avons plusieurs écoles et beaucoup d’enfants sont entrés par notre sensibilisation dans les écoles et d’autres se mettent à même le sol; il y a des classes où il n’y a même pas des tableaux noirs! C’est sur base de la circulaire du Ministre sur les frais, que le comité provincial a proposé au Gouverneur de Province, de prendre un arrêté pour fixer un montant sur le fonds provincial de l’éducation (FOPED) que les parents doivent payer pour construire les écoles et réhabiliter celles qu’il faut et surtout équiper les écoles dans les établissements publics… notre objectif est que ces enfants étudient dans de meilleures conditions…” explique le Vice-gouverneur .

 

Martin Makita estime cependant que c’est plus grave de voir la Secrétaire Générale à l’EPST, sans lire la loi, ni l’article 9 de l’arrêté, écrire une lettre qu’elle balancera sur les réseaux sociaux sans suivre la procédure administrative; et ce pour nuire le Gouvernement en attaquant toute une Institution.

” Pourquoi torpiller la loi, pourquoi torpiller l’arrêté c’est un manquement grave”, regrette t-il.

 

Le vice-gouverneur du Kasaï Central, a fait le déplacement récemment dans les écoles pour la remise symbolique des bancs issus des fonds provincial de l’éducation et a rassuré de la détermination du Gouvernement provincial à en finir avec les effets induits de la gratuité de l’enseignement de base matérialisée par le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

 

Pour rappel, une lettre signée par la Secrétaire Générale à l’EPST a circulé dans les réseaux sociaux en début de semaine, demandant au Gouverneur de la Province du Kasaï Central, d’annuler la perception de 5.000Fc par trimestre et par élève du cycle maternel et secondaire pour les établissements publics, ainsi que de tous les cycles des établissements privés agréés, contenu dans l’article 9 de l’arrêté provincial portant fixation des frais scolaires pour exercice 2022-2023, dans les établissements de l’enseignement maternel, primaire, secondaire et technique public et privé agréés dans la Province du Kasaï Central.

 

Les recommandations de la Secrétaire Générale de l’EPST ont été largement commentées sur le retrait de cette disposition de l’arrêté.

 

JC

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